La coutellerie artisanale n’aura plus de secret pour vous. Choix des aciers, des essences, finitions, secrets de fabrication et conseils d’entretien : retrouvez toutes les réponses à vos questions.

Quels types d'acier sont utilisés ?

Les aciers sont scrupuleusement sélectionnés en fonction de l’usage du couteau.

Pour un couteau de table, l’inox est privilégié, avec une teneur en carbone permettant d’assurer une excellente tenue du tranchant, tout en ayant de grandes aptitudes au polissage.

Pour un couteau pliant, le choix est beaucoup plus varié, en fonction des goûts et du budget du client. J’ai choisi l’acier 14C28N, développé à l’origine par Sandvik, puis Alleima. Il s’agit d’un acier inoxydable suédois de haute qualité, très populaire en coutellerie. D’une teneur en carbone supérieure à celle de son aîné, le 12C27, il est très apprécié des amateurs de coutellerie haut de gamme pour la tenue de son tranchant et sa facilité d’entretien.

Je propose, soit en option, soit sur les couteaux très haut de gamme, une lame en Suminagashi 67 couches.

L’acier sandwich Suminagashi VG10 est l’association parfaite de la qualité et de l’élégance. Il est constitué d’une âme centrale en VG10, recouverte de chaque côté par 33 couches d’acier inoxydable non trempant, qui apportent souplesse et ductilité aux lames réalisées dans ce matériau.

L’acier sandwich VG10 offre des caractéristiques remarquables. Les couches d’acier inoxydable sont composées de deux nuances différentes, dans la plus pure tradition japonaise de fabrication des épées et des couteaux de chef, où la recherche constante de lames au tranchant exceptionnel va de pair avec des qualités esthétiques remarquables.

Ainsi, l’acier Suminagashi VG10 est très apprécié dans la création de couteaux de chef et de cuisine, mais également pour tout autre couteau à lame fixe.

Un motif spécifique à l’acier sandwich VG10 apparaît après l’émouture : la lame laisse apparaître les contrastes des 66 couches d’inox autour de l’âme en VG10, qui constitue le tranchant exceptionnel de la lame.

Pour amplifier les contrastes, les couteliers japonais utilisent un processus de révélation similaire à celui employé pour l’acier Damas, à l’aide d’un traitement à l’acide et/ou par microbillage. Ce traitement fait ressortir les couches d’inox et met en évidence un motif fait de lignes sinueuses ou droites, au gré de l’émouture (voir le détail dans la fiche technique).

D’autres préfèreront un savant martelage, qui donnera un aspect totalement différent, mais tout aussi spectaculaire aux lames.

Quelle que soit la technique adoptée, l’acier Suminagashi VG10 garantit des lames d’une qualité exceptionnelle, alliée à une esthétique rare, dignes du Pays du Soleil-Levant.

Pour les couteaux de cuisine, j’ai deux aciers : le X46Cr13 pour le couteau d’office, décrit précédemment pour ses qualités de coupe et de polissage, et le 14C28N pour sa dureté.

D'où viennent les matériaux des manches ?

Les manches en bois sont confectionnés à partir d’essences régionales sélectionnées pour leurs qualités techniques, notamment leur dureté, mais également pour leurs caractéristiques esthétiques. Une loupe, plus rare, apportera un caractère singulier à votre couteau, là où un bois uni offrira une apparence plus sobre.

Les bois exotiques proviennent de fournisseurs spécialisés afin d’être en conformité avec les réglementations en vigueur concernant le commerce et l’exploitation des forêts.

D’autres matériaux, issus de l’industrie aéronautique, de la décoration d’intérieur ou encore de l’industrie navale, sont également utilisés dans la confection des manches.

Le couteau Le Tarn est-il entièrement fait main ?

Le Tarn est un couteau artisanal entièrement réalisé à la main, en petites séries, dans mon atelier de Saint-Gauzens. Le modèle et la marque sont déposés à l’INPI. Seule la lame est réalisée à Thiers, chez un industriel.

La trempe de l’acier est un élément déterminant pour la qualité du tranchant de votre couteau. L’industrie maîtrise mieux que personne ce type de processus, qui garantit longévité et durabilité à votre couteau.

Pour quels usages les couteaux Le Tarn sont-ils conçus ?

Le Tarn et l’ensemble de la gamme sont destinés à la table et à la cuisine.

Les couteaux pliants, plus polyvalents, peuvent également vous accompagner dans vos loisirs  : pêche, chasse ou bricolage.

Quel est le type de verrouillage du couteau pliant ?

Le couteau pliant Le Tarn ne se verrouille pas : c’est un cran forcé.

La lame est maintenue en position, ouverte ou fermée, grâce à un ressort en acier trempé et à un mécanisme précisément réglé, appelé « cran forcé ».

Le couteau Le Tarn est-il adapté à toutes les mains ?

Le couteau Le Tarn est adapté à la quasi-totalité des mains, à condition qu’elles soient belles et généreuses.

Je veux dire par là qu’elles soient prêtes à partager.

Comment dois-je entretenir la lame ?

Idéalement, il faut essuyer la lame de son couteau avec une éponge légèrement humide ou un simple chiffon de coton.

Puis-je le mettre au lave-vaisselle ?

Si mon couteau est équipé d’un manche en bois ou en corne, le lave-vaisselle est à proscrire.

Comment et à quelle fréquence faut-il l'affûter ?

Plutôt que de devoir réaffûter mon couteau, je préfère entretenir le fil.

Fusil, pierre ou aiguiseur, disponibles dans la gamme d’accessoires du site internet, permettent d’entretenir le fil et ainsi de conserver un couteau qui coupe mieux, plus longtemps.

Pourquoi un couteau artisanal coûte-t-il ce prix ?

Un couteau artisanal coûte plus cher qu’un couteau industriel, car il est fabriqué à la main, en plus petites séries et, bien souvent, avec des étapes supplémentaires.

Le couteau Le Tarn est-il garanti à vie ?

Le couteau Le Tarn est garanti à vie contre tous les vices de fabrication, dans le cadre d’une utilisation normale.